Jean Claus
Daphné, 1996
Monument du principe humaniste
des conjonctions copulatives,
2001
Jean Claus sculpte des êtres qui se meuvent et s’enchevêtrent dans l’espace suivant un principe de torsion et de théâtralité baroque. Asexués mais à tendance féminine, ces êtres font régner une curieuse ambiance de limbes et de vagabondages entre deux états d’âme.
Son univers évoque aussi bien les images saint-sulpiciennes aux poses hiératiques que les représentations médiévales aux corps et aux visages maladroits, tantôt souriants, tantôt grimaçants, mais ne s’accommode pas de matériaux trop chargés d’histoire. Aussi a-t-il recourt au polyester, peint et repeint, mais également à la fibre de verre polychromée, comme c’est le cas pour ces deux œuvres représentatives de son travail présentées dans le jardin de la Folie Marco.