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Laurent Gongora et Marion Robert

Gongora et Robert

 

Porte d'orée

Lieux: Le Hohwald, arboretum, entre le séquoia et le sapin.
Porte persienne en branches d'arbre

Présentation du projet :

A la lisière des bois du Hohwald Marion Robert et Laurent Gongora déroulent non pas le tapis rouge mais leur porte de branches d'arbre. Porte d'orée sans strass ni paillettes qui ne viennent perturber l'équilibre verdoyant. Entre un séquoia et un sapin, se matérialise la porte de la forêt au moyen d'un rideau de scène. Les deux artistes jouent avec un objet familier de nos intérieurs et l'intègrent à un lieu où sa fonction ne se soumet pas à la contrainte de l'utilité. Cette porte persienne ne bouche pas la vue, elle honore le visiteur. Elle l'invite à entrer dans l'antre sylvestre, pour s'y retirer physiquement ou s'isoler mentalement. Mais elle encadre aussi le paysage qui se déploie en contrebas de l'installation comme un rideau qui s'ouvre vers la forêt ou vers le village en un recto verso où les branches superposées horizontalement forment comme une échelle en apesanteur.

 www.laurentgongora.com

Blog avec vidéo et commentaires  


DIE TÜR AM WALDRAND

Ort: Le Hohwald, Arboretum, zwischen Mammutbaum und Tanne.
Jalousientür aus Ästen

Am Rande des Hohwaldes rollen Marion Robert und Laurent Gongora keineswegs den roten Teppich, sondern ihre aus Ästen gefertigte Tür aus. Schlicht und schnörkellos, fügt sie sich in das umgebende Grün ein. Mit Hilfe eines Bühnenvorhangs wird diese Pforte zum Wald, eingebettet zwischen Mammutbaum und Tanne, plötzlich greifbar. Die beiden Künstler spielen mit einem uns vertrauten Objekt, um es in einen Ort einzubeziehen, an dem seine eigentliche Funktion vom Gedanken der Zweckdienlichkeit entbunden ist. Diese Jalousientür verstellt dem Betrachter nicht den Blick, sie zollt ihm vielmehr Tribut. Sie fordert ihn auf, sein Fuß in das dichte Gehölz zu setzen, sich körperlich oder geistig in das Walddickicht zurückzuziehen. Gleichzeitig bildet sie einen Rahmen für die Landschaft, die sich zu ihren Füßen ausbreitet. Wie ein Vorhang, der sich öffnet, gibt sie in einer Vorder- und Rückansicht die Aussicht auf den Wald oder das Dorf frei, während ihre horizontal übereinander gelegten Äste eine schwebende Leiter zu bilden scheinen.

 


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