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Benoît Decque

Decque

 

Le fil Ersilien

Lieux : Barr, grange dans la cour, 26 grand'rue, puis rue des Maréchaux, rue Reiber et place de l'Hôtel de Ville.

Ficelle de sisal, peinture

présentation du projet :

Dans le roman d'Italo Calvino, les Villes invisibles, il est évoqué une ville qu'aurait traversée Marco Polo dans laquelle chacun des habitants qui établissait un lien avec autrui tissait une ficelle entre les portes. Au fur et à mesure du temps qui passe, les liens se sont multipliés jusqu'à ce qu'au bout d'un moment, la ville d'Ersilie soit devenue invivable. Les habitants l'auraient abandonnée la laissant devenir un cocon stérile. Benoît Decque se réapproprie cette histoire et joue avec le fil qui va passer de porte en porte, établissant des liens imaginaires entre des voisins proches ou lointains. Il joue également avec ces liens virtuels que l'on tisse sur la Toile de l'Internet, liens qu'il rend visibles et qui ne sont pas très éloignés de ces câbles électriques qui ont du disparaître des façades des maisons. De porte en porte, sur le fil des rencontres virtuelles et imaginaires, petit cheminement d'une cour urbaine à la place de l'Hôtel de Ville.
Le fil sera teint en couleurs afin d'être très visible, et se démultiplier dans la cour du 26 grand'rue en passant de fenêtres en fenêtres dans cette cour abandonnée. Dans le local à schnaps où était placé l'alambic, sera accroché le texte de l'histoire de cette ville Ersilie afin que le visiteur aie les clefs de compréhension de la genèse de l'œuvre. Puis, en collaboration avec le Service Animation Jeunesse, sera proposé un « lancé de pelotes » avec les habitants de la rue, jeunes ou moins jeunes. Sur le thème du fil ersilien mais aussi des cordes à linges qui se tissent de maisons à maisons dans l'espace méditerranéen.

benoitdecque.blogspot.com

DER ERSILIANISCHE FADEN

Ort: Barr, Scheune im Hof, 26 Grand'rue, weiter Rue des Maréchaux, Rue Reiber und Rathausplatz.
Sisalschnur, Malerei

In seinem Roman „Die unsichtbaren Städte" schildert Italo Calvino eine Stadt, durch die Marco Polo gekommen sein soll. Jeder Einwohner dieser Stadt, der eine Bindung zu einem Mitbewohner einging, knüpfte einen Faden von Tür zu Tür. Im Laufe der Zeit vervielfältigten sich diese Bande derart, dass niemand mehr durch das dichte Geflecht der Stadt Ersilia gelangen konnte. Die Einwohner sollen die zu einem undurchdringlichen Kokon gewordene Stadt verlassen haben. Benoît Decque greift die Geschichte auf und spielt mit dem von Tür zu Tür gesponnenen Faden, diesem imaginären Bindeglied zwischen nahen oder weiter entfernten Nachbarn. Er beschäftigt sich ebenfalls mit den virtuellen Banden, die im Internet zu einem Netz verwoben sind, und macht sie sichtbar. Erinnern sie uns doch an die von den Häuserfassaden verschwundenen Stromkabel. Von Tür zu Tür folgt der Besucher dem Faden virtueller und imaginärer Begegnungen, ausgehend von einem städtischen Hof bis hin zum Rathausplatz.

 


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